Impôts de succession et de donation entre la Suisse et la France: analyse des risques de double imposition en l’absence de convention
Principes généraux et cas pratiques
Marco Calcagno
Fiduciario commercialista
GISEV Family Office, Lugano
Alain Moreau
Avocat
Associé FBT Avocats SA, Paris, Francia
De nombreuses familles suisses ont des liens importants avec la France, tant au niveau des investissements que de la présence d’héritiers résidant dans ce Pays. La dénonciation par la France de la Convention contre la double imposition des successions par la France a compliqué le cadre juridique et a conduit à l’apparition concrète de cas de double imposition, avec des charges fiscales parfois supérieure à l’héritage reçu.
Indice
- Introduction: un panorama fiscal complexe depuis 2015
- La perspective suisse: compétence cantonale et critères de la loi fiscale tessinois
- L’impôt sur les successions: une approche fondée sur le lien personnel et matériel
- L’impôt sur les donations: un régime parallèle, mais avec des spécificités
- Les mécanismes d’évitement de la double imposition: approche unilatérale suisse
- Comparaison avec le système français: une approche fondamentalement différente
- La perspective française: l’approche extensive de l’art. 750-ter CGI
- Le conflit entre les deux ordonnancements
- Conclusions